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Peinture huile surréalisme d’un arbre papillon habillé, tenant son œuf et de son bébé où la lumière éclaire des gouttes d’eau bleutée

Quand le ciel larmoie

– Sais-tu que sans eau sur notre belle planète, la vie ne serait pas.

– J’ai entendu un truc pareil. Moi, en tout cas, je ne bois pas d’eau.

– Je ne parle pas de ce que toi tu fais, répondit Max, le chien du fermier.

– Tu nargues ton maître ? répondit le paysan. Je te nourris, t’abrite dans ma ferme et tu fais le malin.

– Patron, je ne veux pas te contrarier. Je parle de la vie dans la nature. L’herbe qui fait tant plaisir à Charlotte, la grosse vache qui fait des bouses plus grosses que la marre à canard. Je parle de la mer où tu nous a promis de nous emmener en vacances au siècle prochain.

– Pour vous amener vous dorer la couenne, il faudrait que je ne sois pas fermier. Toutes les bêtes à gérer et toi le premier, alors tu ne viens pas me rompre les noix de coco. Tu arrêtes de jouer à l’intellectuel.

– Je ne joue à rien. Je parle de la vie, des belles choses qui nous entourent. Sais-tu que sans eau, il n’y a pas de vigne et sans vigne, il n’y aurait pas ce bon vin qui te pourri le caractère.

– Ah oui ! Mon caractère est pourri. Je vais te montrer. Attends que je revienne avec mon fusil et que je te bourre le fessier de chevrotine.

– Non, non, pardon !: Je faisais la conversation pour vous préparer à la vue d’un trésor !

– D’un trésor ?

– Oui, sur ta propriété ! Un truc ! Je ne te raconte pas.

– Mais si, raconte ! C’est quoi ce truc ?

– C’est un tableau de maître ! Il est si lumineux, et l’eau tombe du ciel comme les larmes d’un taureau.

– Quel taureau ?

– C’est une image !

– Oui, je sais qu’un tableau est une image. Un truc qu’un peintre, en général, un fêlé du cerveau, a créé à partir de son esprit tordu.

– Ou extra lucide. Là, elle a peint l’eau, certes, mais aussi la tristesse du créateur qui pleure à pleines larmes sur l’arbre de vie. On dirait qu’il veut redonner le vie.

– L’histoire, je la connais. Il a peint l’histoire de l’arche de Noë et l’arbre, c’est celui qui a servi à construire l’arche. Bon, et cette toile, ce chef d’oeuvre, est chez moi ? Ce trésor est dans ma propriété ?

– Oui !

– Mais où ?

– Si je te le dis, tu promets de ne plus jamais me gronder ? De me donner du poulet tous les Dimanche. Miam, une belle poule au pot.

– Ok, je promets tout ce que tu veux. Même que tu pourras dormir prés de la cheminée dans la maison. Alors raconte.

– C’est simple. Tu allumes ton ordi, tu tapes Sopartiste dans la barre de recherche et tu cherches une toile qui s’appelle : quand le ciel larmoie.

– Mais c’est qu’il s’est payé ma bobine ! Vociféra le fermier. Tu vas voir comment tu vas dormir prés de la cheminée. Très prés. Dans la marmité pendue à l’âtre où je vais te faire bouillir. Attends, ne pars pas. Attends, je plaisante. Je ne vais pas te faire bouillir, mais te pendre.

Et le chien du fermier disparut dans le soleil qui descendait, là bas, au bout de l’horizon.